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Posté le: 18 Juillet 2002 5:56 AM
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DaimlerChrysler, les plus hauts responsables s'interrogent sur l'évolution constatée dans les créneaux les plus élevés du marché automobile. Les enquêtes démontrent que le nombre des "trentenaires" (il ne s'agit pas des clients âgés de 30 ans et plus, mais de ces millionnaires qui jouissent d'une fortune personnelle estimée à 30 millions de dollars ou plus...) ne cesse de croître. Et ce public a des exigences toutes particulières en matière d'automobile que même les plus prestigieuses des Mercedes ne peuvent satisfaire totalement. Le marché est monopolisé par Rolls-Royce et Bentley, qui ne semblent pourtant pas en mesure de satisfaire tout le monde. Pour couronner le tout, les constructeurs se livrent à de grandes manœuvres dans ce créneau prisé. Le groupe Volkswagen vient ainsi de s'offrir l'appellation Bugatti et certaines rumeurs parvenues à Stuttgart suggèrent qu'en plus de Rover, BMW serait intéressé par la reprise de Rolls-Royce et Bentley. On connaît la suite de la saga et de l'affrontement qui opposa BMW à Volkswagen. On sait aussi maintenant que l'état-major de DaimlerChrysler songea un moment à se mêler à la lutte. En 1996, trois bureaux de style internes du groupe – Irvine (Californie), Tokyo et Sindelfingen – se voient demander de concevoir un projet concernant une limousine de prestige. Il s'appellera "Projekt Maybach" en référence à la prestigieuse marque allemande, dont le nom appartient au patrimoine DaimlerChrysler. Prendre le pouls du marché En janvier 1997, Detroit connaît une vague de froid. Peter Pfeiffer, responsable du style de Mercedes, a loué dans le plus grand secret une suite dans l'hôtel qui jouxte le Cobo Hall, où se tient le Detroit Motor Show. Au soir de la première journée de presse et après les obligations d'usage, les hauts responsables du groupe se rendent en catimini dans la suite pour y juger 5 modèles à échelle 1/4 du projet Maybach. La proposition du bureau de style japonais l'emporte à la quasi-unanimité et l'on décide de confier au spécialiste italien Stola la construction dans les plus brefs délais d'un modèle à taille réelle. En octobre de cette même année, la Mercedes Maybach trône fièrement sur le stand de la marque en qualité de prototype, et y rencontre un franc succès. Ces réactions positives incitent les responsables à donner le feu vert à la construction de la plus prestigieuse des limousines. Jürgen Hubbert, le patron de Mercedes, charge le Pr Hermann Gauss, un fidèle d'entre les fidèles, du développement de la belle. Ce dernier réunit pour cela la crème de la crème parmi les ingénieurs de la maison, ceux-là mêmes qui se sont occupés du développement de l'actuelle Classe S. Yacht(wo)men Chez Mercedes, on a l'habitude de traiter avec une clientèle exigeante. Mais comment connaître les souhaits et rêves automobiles des plus grosses fortunes de la planète? C'est la question que se sont posée les ingénieurs, designers et responsables du marketing chargés du projet Maybach. Pour tenter d'y répondre, ils ont organisé quelques clinics à l'occasion des événements les plus mondains. C'est ainsi qu'il est apparu que la majorité des membres de ce sérail possédait un ou plusieurs yachts de prestige. Et puisque ces bateaux sont généralement construits et habillés sur mesure en étroite collaboration avec leur propriétaire, ceux-ci savent parfaitement ce qu'ils veulent. Le fait a eu des conséquences profondes sur le prototype Maybach. Pas tellement quant à ses lignes, préservées pour l'essentiel, mais surtout en ce qui concerne l'habitacle. Pratiquement rien n'a été conservé du projet initial, compte tenu des souhaits émis par la clientèle que l'on s'est efforcé de concrétiser. C'est à cette époque aussi qu'il a été décidé que la Maybach ne serait pas simplement un modèle, mais une marque spécifique axée sur le prestige. Mais une marque made by Mercedes afin de profiter du savoir-faire de la marque à l'étoile. Luxe absolu La Maybach est proposée en deux longueurs de carrosserie. Par analogie avec le monde des yachts, son appellation fait référence à sa longueur hors tout. On assiste aujourd'hui au lancement de la version longue, la 62, avec ses 6,20 m. Au salon de Paris, en septembre, on verra la 57, la Maybach "courte" de 5,70 m de long. Si elles partagent toutes deux la même technologie et le même équipement, la 62 n'est pas simplement une version allongée de la 57, différant esthétiquement quant au montant C. Le principal changement réside dans les sièges arrière (plutôt des fauteuils relax) entièrement dépliants installés dans la 62 ou dans le toit panoramique en verre qui peut l'équiper; ce dernier peut être rendu transparent ou éclairant via un commutateur. Pour le reste, tout ce qui fait partie aujourd'hui d'une voiture moderne est naturellement de série sur la Maybach. Les rares options proposées sont liées à la personnalisation du véhicule ou à d'éventuelles prescriptions légales selon les marchés. On retrouve aussi les équipements sécuritaires les plus sophistiqués. Ainsi, même allongé sur son siège, le passager arrière peut compter, en cas de collision, sur un dispositif l'empêchant de glisser sous sa ceinture. La pièce maîtresse Sur le plan technique, on retrouve chez la Maybach les trouvailles les plus affûtées. La pièce maîtresse est constituée par le tout nouveau V12 de 5,5 litres gavé par 2 turbocompresseurs. Entièrement en alliage, il pèse 270 kg et présente un angle idéal de 60° entre ses bancs de cylindres. Chaque rang dispose d'un arbre à cames en tête qui commande 2 soupapes d'admission et 1 soupape d'échappement par cylindre. Le mélange est quant à lui mis à feu via deux bougies par cylindre. Chaque collecteur d'admission (un par banc) est pourvu d'un turbo très réactif (sans géométrie variable, mais avec une soupape de décharge gérée par l'électronique). L'air d'admission mis sous pression passe ensuite par deux échangeurs de température refroidis par eau. Ce moteur délivre ainsi non moins de 550 ch à 5250 tr/min et un couple monstrueux de 900 Nm (!) entre 2300 et 3000 tr/min. Le V12 est accouplé à la célèbre et superbe boîte Mercedes à 5 rapports, naturellement renforcée, qui permet également une sélection manuelle des rapports par impulsions. On a le choix entre deux programmes d'utilisation, S pour Standard ou C pour Confort si le conducteur souhaite adopter une conduite réellement décontractée. Cette limousine de près de 3 tonnes (à vide) est pourtant en mesure d'accrocher les 100 km/h après seulement 5,4 s et de pointer à 250 km/h (vitesse évidemment limitée). Nec plus ultra Technologiquement, le festival se poursuit. En ce qui concerne les suspensions, les doubles triangles avant et l'essieu à bras multiples arrière sont équipés des jambes de force pneumatiques Airmatic DC qui autorisent un amortissement piloté. L'antipatinage électronique (ASR) et le contrôle de stabilité dynamique (ESP) sont bien évidemment présents. Le freinage est assuré par 4 disques ventilés de grand diamètre mordus, à l'avant, par des étriers doubles fixes à 4 pistons et, à l'arrière, par des étriers uniques. En plus de l'ABS et de l'amplificateur de freinage d'urgence, on trouve ici un système additionnel baptisé SBC qui dédouble toutes les fonctions de direction et de freinage de sorte que l'on peut compter sur non moins de 8 circuits de freinage! Pour un confort de direction accru et moins de réactions parasites dans le volant, la direction en revient à la recirculation de billes, mais ici à assistance variable en fonction de la vitesse. Habillage royal Nous avons déjà eu l'occasion de prendre place à bord de la Maybach 62, tant à l'avant qu'à l'arrière. L'habitacle bénéficie d'un habillage royal constitué des matériaux les plus nobles (aucun plastique n'est visible) et d'une finition hors norme. L'assemblage de la voiture s'effectue ainsi dans un département spécifique de l'usine appelé Maybach Manufaktur, ce qui explique le double "M" de l'emblème. Le prix de l'engin est naturellement en rapport, même si les 310.000 e exigés pour la version 57 ou les 350.000 e de la version 62 ne devraient pas être un écueil pour la clientèle visée, ces "30+", qui jouissent d'un capital de 30 millions de dollars et plus. Pour ce prix, ils seront placés en liaison permanente avec leur Personal Liaison Manager (accessible directement de la voiture sur simple pression du bouton de l'interphone) disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour répondre à toutes leurs questions liées à leur précieuse voiture. Nous reviendrons sur ce sujet à l'automne lorsque nous aurons eu l'occasion de conduire la Maybach, et de nous faire conduire.
caractéristique: Maybach 62 Moteur Cylindrée (cm3) 5513 Puissance maxi (ch/kW à tr/min) 550/405 à 5250 Couple maxi (Nm à tr/min) 900 de 2300 à 3000 Transmission Boîte de vitesses manuelle — Boîte de vitesses automatique 5 rapports Tiptronic Châssis Suspension avant à doubles triangles Suspension arrière à bras multiples Freins avant/arrière disques ventilés Diamètre des disques AV/AR (mm) 376/355 Direction à circulation de billes Performances Vitesse maxi (km/h) 250 (limitée) 0-100 km/h (s) 5,4 Consommation Euromix (l/100 km): 15,9 Budget Prix de base (E) 350.000 soit encore bcp trop de $ La ligne est loin d'être gracieuse mais l'intérieur est de toute beauté ps: s'il le faut, je peux sauvegarder les images sur un compte FTP |
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Posté le: 18 Juillet 2002 8:46 AM
Loin de moi l'idée de voler ton punch mais ça a falli être la voiture de la semaine dernière...
La premièree Maybach 62 est arrivée le 2 juillet dans le port de New-York à bord du Queen Elizabeth 2. Durant le voyage elle à été protégé des intempéries par un container spécial en verre. Ils ont fait cette mise en scène pour rappeler le premier voyage des premières Maybach en 1920 et 1930. La plupart des journalistes automobiles y était présent mais personne ne sait qui l'a commandé. Les modèle 57 et 62:
Je veux juste rappeler que la Maybach est une marque qui existe depuis plus de soixante ans. Dans ce temps là, la Zepplin, la Maybach originale, était la la plus longue sur le marché.
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"If you can dream it, you can do it." - Walt Disney |
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Posté le: 18 Juillet 2002 9:04 AM
Je l'ignorais
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Posté le: 18 Juillet 2002 9:06 AM
hehehe 3 tonnes c'est du poids...imaginez si ca fait le 0-60 en 5.4s, j'aimerais pas etre frapper de coter par cette limousine!!
C'ets le fun de voir que DC prends les devants et detrone ces Bentley qui sont affreuses malgre leurs performances...quoiqu'elles sont bien inferieures aux Maybach! Cheers! |
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Posté le: 18 Juillet 2002 5:14 PM
La puissance doit servir à décoller les manifestants en furie qui ont perdu tout leur argent en bourse aux mains du bonhomme en question...
Sérieusement, c'est plus une voiture dont le propriétaire est le passager, qu'une voiture conduite par le propriétaire. Est-ce qu'il y a des formulaires d'application comme chauffeur de Maybach sur le site de DaimlerChrysler? Je serais peut-être intéressé! |
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Posté le: 18 Juillet 2002 5:59 PM
Lol ouais a ce prix la et avec le confort sur les sieges en arriere c'est plus une voiture de CEO et il y a seulement un chauffeur a l'avant!
Mais a etre capable de me la payer le chauffeur prendrais le bord hehe...tasse-toi mon oncle et va t'attacher en arriere! Cheers! |
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Posté le: 3 Avril 2008 11:47 AM
Dans le guide de l'auto 2008, on apprenais que Maybach est déjà en perte de vitesse. Ce modèle de Mercedes se démarquais par son confort sans pareille. Mais qui mis à par Bill Gates s'achete ces voitures?
L'avenir de ce véhicule est incertain.. :-) ___________________________________________________
Merci bonsoir! |
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